Salle : Parc des Expositions
Ville : Tours

Vendredi:




Ca danse et ça swingue déjà fort sur les pistes de rock quand nous arrivons en début de soirée le vendredi.



Après un petit tour du côté du retro camping et de ses belles carlingues, nous nous dirigeons vers un premier concert.

Rien dans ton folk : un trio bien de chez nous qui n’a pas à rougir de ses origines, car elles ont été diluées dans la meilleure des mélodies folk. Ambiance décontractée. Sourire communicatif, le groupe s’amuse sur scène et dans le public. Très bonne ambiance conviviale.



Il fallait oser la reprise de Abba « Give me a man », en version folk. Le public réagit au quart de tour à grands coups de « yee ha ».

Kenny Kravitz : l’artiste a joué devant un public nombreux qui est là en amateur et en curieux. Une atmosphère très douce qui accueille le musicien. Avec par exemple un American Woman en 4ème titre qui s’étire jusque finir en Get up Stand up sur quelques mesures, où arrivent les cuivres. Un mot en français, puis quelques mots sur la vie, son importance et un message de paix, comme il sied si bien à Lenny Kravitz. Puis il enchaîne avec 2 chansons (qui seront sur son album à venir) bien chaleureuses et groovy pour « It’s Enough » avec des synthétiseurs planants et ce petit son de clochette qui se retrouve déjà sur d’autres titres de l’artiste comme I belong to you, que nous entendrons un peu plus tard .
 Low est un peu plus rock avec un petit rythme qui fait se déhancher certaines festivalières autour de nous. Et toujours ce son de basse jouée aux doigts qui claque comme un fouet.
Ensuite (encore) une balade bien connue (It Ain’t Over ’til It’s Over). Au bout d’une heure de show, le tempo accélère très légèrement. Ce que le public attendait avec impatience. Mais comme ça ne décolle pas plus que ça, pour être très honnêtes, comme plusieurs festivaliers, nous avons quitté l’arène extérieure et sommes allés voir High Voltage dans le hall western & country.

Et là, même si le public n’est pas très nombreux lors de notre arrivée (mais le nombre ne cesse de croître jusqu’à 600 personnes environ à la fin de leur prestation), il réagit comme un seul homme avec la musique d’AC/DC !
Y a pas à dire, ce groupe de reprises assure et pas qu’un peu ! C’est très agréable de voir des personnes danser le rock dans les allées.
Nous entendons plusieurs personnes prononcer la même phrase « Dire que ça bouge plus ici que devant Lenny Kravitz ! ».



Ha… du bon hard rock construit sur une base blues, on ne fera jamais mieux, quoiqu’on en dise. La musique d’AC/DC traverse les époques. 3 générations sont devant la scène.
La force de High Voltage c’est d’assurer niveau musique, on n’en attendait pas moins d’eux bien sûr, mais aussi d’avoir une bonne dose d’humour. C’est un vrai plaisir de voir un groupe assurer pleinement, tout en s’amusant et sans se prendre au sérieux.
Ça sonne bien et même mieux que ça. Que c’est bon !




Samedi :





Quelle chaleur ! Je ne sais pas si c’est mieux d’être dehors au soleil ou sous le hall western pour les vaches et les chevaux ? En tout cas pour nous c’est difficile, les éventails sont de sortie (et ils doivent être les best sellers des boutiques). Il fait 33 degrés sous le Hall d’après les différents thermomètres que certains marchands proposent à la vente. Et ce n’est pas l’éclairage qui fait monter la température, il y a une sorte de pénombre au dessus de la carrière. Ce qui explique la qualité des photos. Ceux qui étaient sur la carrière ont utilisé leur flash, si vous allez voir leurs clichés, j’espère que vous aimez les yeux rouges.

Début d’après midi avec du rodéo : épreuve toujours impressionnante visuellement, le public est là en nombre.



Puis nous avons droit à un peu de barrel racing, épreuve d’équitation western montée qui consiste à aller le plus vite possible en tournant autour de 3 barils, sans les faire tomber. Pour la vitesse, certains concurrents ont encore du travail à faire, mais l’envie est là.




Puis, nous avons eu de la part du speaker une très belle démonstration avec une explication très pédagogique sur l’utilisation d’un cheval en travail au ranch, sur son quarter horse de 13 ans, on ne peut mieux dressé. Détails sur l’utilisation du mors de bride western avec ses longues branches et ses accessoires en cuivre pour détendre la bouche du cheval par jeu avec sa langue, des éperons (qui servent à diriger et non pas à enfoncer dans les flancs du cheval pour gagner de la vitesse), des longues rênes ouvertes… avec toujours en priorité, le bien être du cheval.



Spin, Roll back, Stop, tout y passe niveau figures de dressage traditionnelles de l’équitation américaine, y compris sans bridon (sans les mains du cavalier donc) : preuve que le cavalier connaît son affaire et que le cheval a été parfaitement éduqué.

Arrive pour finir cette session rodéo, une nouveauté 2018 pour l’American Tours Festival, le « 3 men 2 gates sorting ». Il s’agit d’une épreuve très technique de tri de vaches qui demande de la discipline.



1 minutes 30 pour un tri très précis des vaches. 10 d’entres elles numérotées de 0 à 9, vont devoir entrer dans deux enclos selon qu’elles portent des numéros pairs ou impairs, et tout cela dans l’ordre croissant des numéros. Les cavaliers doivent donc trier les animaux, les faire entrer dans le bon coral et les empêcher de forcer le passage dans un sens ou dans un autre.
Autant dire que de très nombreuses équipes n’ont pas réussi le challenge. Félicitations à ceux qui ont réussi leur tri.

Avec en même temps sur scène le groupe de Country Jungle Revival.

Dans le Harley Davidson, vous pouviez comme tous les ans admirer d’impressionnantes motos customisées. Et aussi une collection de casques, pas toujours portables, avec cette année un thème tout simple : les 115 ans de la marque.








Pour les concerts du soir, en l’absence de communication de l’organisation, mais ça nous commençons à nous y habituer, nous nous sommes fait refuser l’entrée car nous avions des appareils photos (ce qui n’avait pas été le cas la veille). La blague ! Comment faire notre compte rendu de la journée sans nos appareils ? La sécurité nous propose de déposer notre matériel à la consigne payante : bien sur nous allons ainsi faire une généreuse donation aux organisateurs. Non mais sans rire? C’est seulement le dimanche que la sécurité nous apprendra qu’il y a une zone réservée à la presse pour déposer nos appareils ! De qui se moque-t-on ? Pourquoi est-ce que l’information n’a pas été donnée dès le départ ? Je n’ai jamais vu un tel amateurisme à tous les niveaux de sécurité, avec des informations contradictoires, des absences de contrôle etc.
Résultat, pour ce samedi soir, le temps d’aller jusqu’au parking et de revenir, nous avons loupé une bonne partie du concert de Gord Bamford.
Nous ne parlerons pas beaucoup de sa prestation, puisque les organisateurs nous traitent aussi mal et ne souhaitent donc pas notre opinion à ce sujet. En même temps quand on voit le nombre de personnes assises par terre, ça donne une idée de l’ambiance, bienvenue à la maison de retraite... Quand on parle d’exclusivité européenne, c’est peut être parce que ça n’intéresse personne en fait. Juste un détail : les coupures de son en milieu de chansons, c’est pas très sérieux, niveau matériel.
Pour Deep Purple nous garderons aussi notre avis pour nous. Mais une chose sautait aux yeux : beaucoup moins de monde qu’hier soir devant la scène, c’est bien triste pour ce groupe que nous avons déjà vu à plusieurs occasions dans de bien meilleures conditions. Et à peine « Smoke on the water » interprété, une bonne partie du public est partie. Alors que le groupe revenait sur scène avec le titre également bien connu « Hush ». Nous avons rarement vu un public aussi peu respectueux des musiciens.
Mais rappelons-le, il s’agit à la base d’un festival thématique, dont la musique est une des entrées mais pas l’unique. Y-a-t-il une justification à de si grosses têtes d’affiche alors que les festivaliers apprécieraient tout autant les découvertes variées ?





Dimanche :




C’est déjà l’heure de rentrer pour un nombre de festivaliers assez impressionnant ! À 15h, des parkings de Harley sont presque vides sur l’Est de la zone du festival. Ce qui créé une sorte de No Man’s Land assez sidérant.




En théorie, il y a pourtant encore de nombreuses animations. Certes les mêmes que les deux jours précédents, mais cela vous permet de faire le tour du festival de fond en comble ou pour les festivaliers du dimanche de profiter de l’ambiance, il y a encore les American truck, de belles cylindrées, le camp militaire américain...







Nous avons essayé d’assister à la nouvelle animation de 2018 sur les lowriders, ces voitures aux suspensions particulières qui les font se déplacer de façon très rebondissante. Et là, mauvaise surprise ! Il n’y a que 3 véhicules dans un petit coin (face aux toilettes d’ailleurs). Le public s’est massé sur 10 rangées donc peu de monde voit (c’est simple on regarde les images depuis les perches à selfies qui se déploient !!) et l’animateur n’a pas de micro. Logiquement, personne n’entend non plus ! Belle nouveauté !! En résumé, y a rien à voir. Comme bon nombre de festivaliers, nous sommes partis en restant sur notre faim, très déçus.



Quand on pense que dorénavant le Tractor Pulling est relégué sur une petite piste, qu’il n’y a plus ni camp cowboy ni camp indien, exit le drift et les spectacles équestres… ça commence à manquer pas mal d’animation dans le festival !!



Heureusement nous nous sommes consolés avec un agréable show dans le Hall Rock : le concert de Haylen, très rafraîchissant. Un bon grand groupe avec des cuivres et une contrebasse, c’est toujours gage de réussite.



Une belle voix féminine associée à de bons musiciens et les classiques s’enchaînent de la plus agréable des manières. Un public attentif profite de l’occasion pour se ressourcer en raison de la chaleur étouffante qui règne dehors.
Comme d’habitude devant une scène rock, il y a ceux qui écoutent et ceux qui dansent.

Nous avons du quitter le groupe à regret, pour aller voir le match de foot, finale de la Coupe du Monde France/Croatie. Les boutiques et les festivaliers pavoisaient.



Là encore vaste blague sur l’organisation : « vous pouvez entrer » au 1er contrôle de sécurité. Puis au second : « non vous ne pouvez pas entrer avec vos appareils photos ! ». Excuse bidon du jour : on ne peut pas vider le public entre le match et le concert suivant ! Bien sûr, les festivaliers vont rester 1h30 à attendre en plein soleil sans manger le concert de Imelda May !
Après quelques réclamations de notre part, la sécurité nous propose une consigne gratuite spécifique à nos besoins : pourquoi est-ce que ce n’est pas proposé des le départ ? Pourquoi l’agence de communication ne communique pas pour nous prévenir de ce système ? Faut-il systématiquement râler pour avoir un service qui est déjà prévu ?
Résultat du match, comme tout le monde le sait : victoire de la France. Une belle petite ambiance sur place pour une retransmission indispensable, sinon le festival aurait perdu gros.

Après cet intermède sportif, nous nous apercevons alors qu’il n’y a plus aucune animation exceptés la danse en ligne et quelques concerts. Les boutiques commencent à plier bagage sans pour autant proposer de réductions intéressantes. D’ailleurs en parlant shopping, la qualité des articles proposés est réellement moyenne (à part sans doute dans le hall Harley et pour certains produits vintage du hall rock). Mais le hall Western & Country propose vraiment peu d’articles vraiment intéressants et en tout cas absolument rien de western ! Aucun matériel pour le pratiquant d’équitation et même pas un petit stand pour discuter avec les organisateurs du rodéo ni l’association de tri de bétail.

C’est très regrettable car le billet du dimanche seul a quand même un certain prix d’achat (35€) et une fois toutes les motos parties, les animations finies très tôt et les stands qui remballent, cela ne fait pas une super impression ! Nous écrivons en connaissance de cause pour avoir retrouvé des amis dans ce cas.

Nous sommes allés voir ceux que nous avions manqués la veille, The Subway Cowboys, groupe de Honky Tonk. De belles reprises de titres traditionnels des 4 coins de la planète.
Tout le monde est épuisé, le groupe s’en amuse. Le public est assis, voir couché devant la scène. Peu importe, la musique reste rythmée et dynamique, sous cette chaleur étouffante. Soudainement deux couples se mettent à danser comme des endiablés ! Puis un 3ème duo. Et l’ambiance ne fait que monter.



The Subway Cowboys nous a complètement convaincus. Avec en plus un logo avec un opossum : preuve qu’il s’agit de personnes de goût !
Tout en douceur, le groupe aligne les titres. Une atmosphère très agréable pour ce début de soirée. Nous aurions bien aimé que cela dure encore plus longtemps. C’est un vrai plaisir de voir des passionnés sur scène.

Afin d’éviter un énième refus de nos appareils photos dans l’arène du concert, nous tendons une oreille de loin vers le début de set d’Imelda May. Le public est vraiment épars et l’ambiance achève de nous assommer. Il n’y a pas à dire, le rythme et le dynamisme est un élément prépondérant de ce genre de manifestation. Et pour le concert d’Imelda May, il n’y avait ni l’un, ni l’autre.

A la suite de quoi nous parvenons à trouver un des rares food trucks qui accepte encore la carte bancaire et nous nous disons que nous allons attendre le feu d’artifice, annoncé comme l’apothéose de 2018. Sauf que nous n’avons pas d’horaire et plus aucune animation pour patienter, excepté les clubs de danse en ligne qui s’amusent entre eux.
Nous sommes contraints de nous diriger vers le parking. Tout d’un coup, nous entendons éclater les pétards. C’est donc depuis la route du retour que nous assisterons au fameux spectacle, faute d’information claire !

En résumé, cette édition 2018 nous laisse un goût amer.

Toute l’ambiance du festival a presque disparu. Si le principe de l’American Tours Festival est de proposer des concerts de groupes qui jouent très souvent dans l’Hexagone, d’en profiter pour augmenter le prix des billets et de dire que le bonus ce sont toutes les animations de la journée, alors nous leur souhaitons bien du plaisir pour se maintenir. Une chose est sûre l’ambiance a beaucoup changée au fil des années. Au départ il y avait des échanges entre passionnés d’une certaine image de l’Amérique. C’est désormais une simple question d’argent à dépenser sur les stands et les boutiques.
Dommage, l’idée était bonne et intéressante.