Salle : Open Air
Ville : Saint Nolff


Lien journée samedi : lien ici

Nous commençons notre journée avec le death de Dehuman.



Le groupe a du mérite. En début d’après midi, avec un soleil très présent, ce n’est pas facile. Les festivaliers ne sont d’ailleurs pas très nombreux devant la scène. Ce qui est bien dommage car Dehuman n’est pas un groupe débutant. Et leur death est bien agressif et bien lourd.



Un son classique certes, mais les amateurs du genre ne vont pas s’en plaindre. D’ailleurs, quand on regarde les T-shirts et vestes à patchs qui assistent au concert, il y en a pour tous les goûts, toutes les époques et aussi du merch de différents festivals.
Un public de curieux ? Ou plus de connaisseurs? De notre point de vue le set a été très convaincant. Un son lourd, massif, avec une basse et une batterie très présentes. Des guitares bien tranchantes, surtout sur les soli. Du bon death, y a rien à redire là-dessus. Avec une voix qui n’est pas surpuissante, mais qui est assez variée, ce qui ne gâche rien, d’un guttural bien gras à des timbres plus médium qui sont plus éraillés.

Warbringer. Le groupe de trash californien envoie du lourd. Et le public le lui rend bien à coup de circle pits.




Un son puissant rapide et violent. Juste ce qu’il faut pour que les festivaliers puissent suivre le rythme en pogotant. Un son aiguisé à souhait pour un résultat imparable.
Vous en prenez plein la figure. Avec des soli qui sont de vrais frappes chirurgicales. Les breaks sont bien sentis pour avoir un effet toujours plus explosif.

Misery Index. Le groupe est très violent et aussi très technique. Le tempo n’est pas forcément ultra rapide mais quels appuis.
C’est un vrai coup de masse en pleine poitrine à chaque instant. Le groupe n’est pas là pour faire dans la dentelle.




Et le fait d’avoir 2 possibilités pour le chant donne encore plus de relief aux compositions du groupe. De ce fait, en live, le groupe est en mouvement perpétuel.
Les breaks qui sont placés sur les morceaux sont l’occasion de beaux soli de guitare très techniques et véloces. Du death qui respecte les codes du old school avec une touche appuyée de modernité. Quelle puissance !
Pour écouter l'interview :

Pour télécharger l'interview: itw.Misery.Index.08.2018.mp3





Dead Bones Bunny. La danseuse est très en forme, enfin surtout son groupe puisqu’elle est décédée depuis quelques décennies…
Cette rencontre entre le rockabilly qu’elle a connu dans sa jeunesse et notre métal est aussi énergique que dansant.
Entre titres originaux et reprises (Pantera), le groupe s’amuse et se donne : la contrebasse dans le circle pit, il fallait oser !
Un petit « bang bang my baby, shot me down » etc. Le groupe peut tout se permettre.




La voix éraillée, qui sied bien au rock, la contrebasse qui a toujours une belle présence (surtout avec un squelette devant et une tête de mort peinte au dos) et une telecaster, qui bien réglée peut jouer dans tous les registres. Ajoutons 2 choristes lookées, un batteur qui officie dans tous les registres. Et une danseuse à tête de lapin morte ; c’est juste ce qu’il faut pour retourner le Motocultor !
Le groupe est l’issue d’une belle rencontre. Avec un album en novembre, c’est un plaisir de pouvoir entendre les titres en live aussi tôt.




Une belle ambiance, très chaleureuse, ici pas de deuil, c’est une célébration du retour de Bunny Bones parmi nous.
Ça le fait et pas qu’un peu. Il suffit de voir les hanches s’agiter tout autour de nous dans le public. Ça groove bunny !
Il y a même un dessin de lapin sous le pied du micro ! Mais le groupe n’est pas spéciste et nous offre une reprise endiablée de Duck tales pour finir !
Avec pour le festival un cd 3 titres tiré à 100 exemplaires et des t shirts, pour ceux qui veulent soutenir le groupe, qui a déjà bénéficié d’un crowd founding pour la sortie de l’album.




Pour écouter l'interview:

Pour télécharger l'interview: itw.Dead.Bones.Bunny.08.2018.mp3



Une fois l’interview de Misery Index réalisée, nous sommes allés voir le fin du concert d’Origin.
Le groupe est survolté. Ils fêtent leur 20 ans! L’occasion pour le groupe d’accueillir du public sur scène à la manière des groupes des années 90.
Puis une fois ces quelques privilégiés répartis dans le pit, Origin a continué de nous disséquer les oreilles.





Un son d’une violence inouïe : chant, batterie, guitare. C’est un simple trio, mais quel son. Ça blaste dans tous les sens. Une énergie et un son qui ont surpris tout le monde quand les premières notes ont été envoyées.
Le groupe est toujours sur la brèche.
Avoir une telle vélocité à tous les niveaux relève du défi : chant avec un flot rapide, la guitare ne paye pas de mine, mais ça envoie fort. Et la batterie, comment fait il pour avoir une telle frappe sur sa double pédale ?
Allez regarder les vidéos de Master class qui ont été réalisées par John (nous en parlons dans l’interview).
Le groupe est plus qu’énervé et ne fait qu’exciter le public, qui aurait pu souffrir de la chaleur, mais le Motocultor a eu la bonne idée de sortir un tuyau d’arrosage, ce qui redonne des forces à tout le monde et c’est reparti de plus belle.
Quelle violence brute !

Pour écouter l'interview :

Pour télécharger l'interview: itw.Origin.08.2018.mp3





Comeback Kid. Les canadiens sont en fin de tournée des festivals. Ce qui ne les empêche pas de se déchaîner sur scène.




Ça bouge dans tous les sens. Leur hardcore punkisant est électrisant, ça motive les festivaliers. Il y a plus de poussière que de fumigène sur scène grâce aux énervés du pit!
Un son puissant, assez léger cela dit. C’est ce qui fait le charme de Comeback Kid: un son qui envoie et qui permet de sauter en rythme.
Certains ont de l’énergie à revendre à n’en pas douter.

Et après une interview du groupe Origin, nous voilà devant Nashville Pussy.
Du bon rock comme on l’aime, celui qui sent la passion. De l’énergie primale, la plus simple et la plus efficace qui soit.




Le groupe était attendu, comme vous pouvez vous en douter. Et c’est un set de furieux qu’ils nous ont proposé. Nous avons été propulsés sur leur autoroute rock’n’roll à bord de leur roadster survitaminé. Un rythme infernal est imposé par le groupe qui enchaîne les titres sans pause, jusqu’à la prise d’un petit remontant de la part du chanteur (une bouteille de Jack Daniels vient de lui être apportée), il en profite pour annoncer un nouvel album pour la rentrée.




Et le show continue, avec un exercice délicat de la part du chanteur : verser 2 bières dans son chapeau puis les boire. La scène a dû en prendre plus que lui, mais cela fait partie du spectacle toujours un peu déjanté du groupe. Toujours plus fort, toujours plus vite. Live fast… c’est toujours un plaisir de les voir astiquer leurs manches respectifs avec autant de savoir faire.
Un concert des plus agréables.

Nous restons dans l’esprit rock avec Phil Campbell and the Bastard Sons.
L’occasion pour Phil Campbell de défendre le dernier album sorti en début d’année. Par rapport à l’EP que nous connaissons, nous pouvons dire que c’est dans la droite ligne. Du pur rock, comme vous vous en doutez. Avec ces Bastard Sons qui envoient derrière. Le groupe est d’un niveau incroyable. Ça groove dans tous les sens. Pas de fioriture, juste des musiciens qui aiment ce qu’ils font et y mettent tout ce qu’ils ont dans les tripes.




Avec en primes quelques reprises dont le titre des Ramones « hé ho let’s go ». Et « silver machine » de Hawkwind dédié aux membres du groupe Motörhead qui nous ont quitté
Et un explosif « Ace of Spade ».
Ça donne un spectacle haut en couleurs avec des titres rythmés à souhait. Ça se déhanche dans le public, comme il se doit. C’est le pouvoir secret du rock : vous faire bouger sans que vous vous en rendiez compte. Il y a quelque chose de naturel à bouger sur du rock, comme si l’Homme était fait pour ça. En tout cas Phil Campbell and The Bastard Sons sont là pour tirer le meilleur de cet état de fait. Ça balance avec un équilibre parfait.
Rendez vous nous est donné pour une date en France en octobre.

Les tambours du Bronx (tournée metal)
Le principe de cette tournée exceptionnelle est d’ajouter au groupe traditionnel qu’est Les tambours du Bronx, des artistes metal. C’est ainsi que se retrouvent sur scène une bonne dizaine de percussionnistes avec leurs bidons en compagnie de Frankie Constanza à la batterie, Stéphane Buriez (Loudblast) et Reuno (Lofofora) au chant, 2 guitaristes, 1 bassiste et 1 Dj masqués, pour un beau florilège.




Ça envoie fort avec les percussions, ça donne une atmosphère très spéciale, rien que de voir tous les bidons les un à côté des autres.
Ce n’est pas la première fois que le groupe joue du metal. Ils ont déjà assuré des prestations mémorables avec Sepultura notamment. C’est ce qui leur a donné envie de se lancer dans cette tournée qui sort de la configuration habituelle du groupe. Les amateurs de la première heure retrouveront le groupe dans sa formation originelle a priori à la fin de cette tournée.




Pour l’heure, c’est le metal qui est à l’honneur avec des musiciens qui s’amusent, tous autant qu’ils sont. Et qui se donnent sans compter. Frapper sur un bidon n’est pas un exercice simple.
Grosse ambiance avec les tambours du Bronx.

Suite à la chute d’un festivalier sur la cheville de Tiphaine, nous avons du rentrer plus tôt que prévue. Dommage, nous aurions aimé voir le groupe une nouvelle fois sur la scène du motocultor.
Ce n’est que partie remise à n’en pas douter.

Le Festival a affiché complet, pour la première fois de son histoire : 9.000 festivaliers ont pu s’adonner à leur passion pendant 3 jours, dans des conditions de plus en plus agréables.
La taille du Motocultor est bonne désormais. Accueillir plus de festivaliers, cela semble compliqué, notamment pour la question des parkings. Pour voir les concerts, c’est parfait. Il y a toujours un petit endroit où se glisser pour bien voir, même en arrivant au dernier moment. Et les tentes protègent du soleil (nous n’avons pas testé la pluie cette année), ce qui est très agréable.

Peu d’attente pour entrer sur le festival, des bénévoles disponibles. Le Motocultor semble avoir atteint son rythme de croisière, façon de parler. Cette édition 2018 a été un succès. Ce qui va rassurer tous les partenaires du festival (notamment financiers). Bravo à toute l’équipe pour les efforts fournis ces dernières années et à ceux qui l’ont soutenus grâce à leurs dons.

Rendez vous est déjà donné pour l’édition 2019 : Même endroit du 16 au 18 août 2019