Salle : Open Air
Ville : Clisson

2019-06-23 Hellfest Jour 3

Hellfest 2019 Samedi : lien ici





Début mouvementé avec un problème de reveil qui m’a empêché d’arriver à temps pour voir Embryonic Cell comme prévu.
J’ai pu arrivé pour Hyrgal qui a secoué le Hellfest d’une main de maître.
https://fr-fr.facebook.com/Hyrgal/

Leur black métal est sans concession. Très brut, avec des jeux à l’unisson qui donnent un ressenti assez fort quand les 3 guitares, la basse et la batterie envoient une même ligne musicale.




C’est ce son qui démarque le groupe, il y a une volonté commune qui se dégage de ses compositions. Un vrai bloc qui vous percute sans relace.
Le groupe a été d’une très grande générosité en lançant dans le public plusieurs exemplaires de son album à la fin du concert. Vous en saurez plus dans leur interview.




Pour écouter l'interview :

Pour télécharger l'interview: itw-Hellfest2019-Hyrgal.mp3


Revocation : https://fr-fr.facebook.com/Revocation/

Les américains sont là pour leur premier Hellfest et donnent l’impression d’y être chez eux depuis toujours.




Leur death technique et rapide est une tuerie. D’une intensité réelle, leur métal est une incitation à la dévastation. Puissant à souhait. Lourd quand il le faut. Rapide la plupart du temps. Les breaks proposés donnent un résultat très intéressant à leurs titres, qui se suivent mais ne se ressemblent pas.
Preuve que l’on peut faire du death d’une autre manière et le rendre tout aussi agressif qu’en jouant « tout à fond tout le temps ».

Cemican : https://fr-fr.facebook.com/CemicanMex/

Je découvre le groupe aujourd’hui. Leur folk métal est une petite touche de fraîcheur façon de parler. Le groupe fait la promotion de la culture pré-hispanique. Ce qui donne des tenues avec costumes très colorés et des instruments dont nous n’avons pas l’habitude d’entendre les sonorités.





Un métal bien agressif avec les instruments à vent ou un travail de la voix avec les mains en caisse de résonance, qui propose tout de suite une autre couleur. Leur musique est orientée très death metal et par-dessus, s’invitent les autres instruments. Cela donne un résultat qui est très direct.




Un groupe à voir en concert si jamais vous en avez l’occasion

Rencontre avec le groupe Dragon’s Daughters : https://fr-fr.facebook.com/dragonsdaughters/




Pour écouter l'interview :

Pour télécharger l'interview: itw-Hellfest2019-DragonsDaughters.mp3


Lucifer’s Child : https://fr-fr.facebook.com/luciferschildmusic/





Avec George Emmanel (Rotting Christ), il ne fallait pas s’attendre à autre chose que du black métal bien envoûtant. Le concert est une longue invocation aux forces obscures.
Un son très chaotique, froid et vicieux.




Ça vous accroche le fond des entrailles et vous les triture bien comme il faut. Comment décrire une telle ambiance, il faut la vivre. Le groupe est surexcité. Quelle énergie.

Nous avons ensuite enchaînés 3 interviews :

As a new revolt : https://www.facebook.com/asanewrevolt/




Pour écouter l'interview :

Pour télécharger l'interview: itw-Hellfest2019-As.A.New.revolt.mp3

Eight Sins : https://fr-fr.facebook.com/eightsins




Pour écouter l'interview :

Pour télécharger l'interview: itw-Hellfest2019-EightSins.mp3



Point Mort : https://www.facebook.com/PointMortBand/




Pour écouter l'interview :

Pour télécharger l'interview: itw-Hellfest2019-PointMort.mp3


Skald : https://fr-fr.facebook.com/skaldvikings/




Le groupe était très attendu avec une Temple qui était comble bien avant le début du concert. Et encore une fois ça déborde de tous les sens.
Le groupe avec ses instruments anciens joue des mélodies de toute beauté. La variété des ambiances est parfaite. Atmosphère ancestrale au rendez-vous. Tout en douceur, entre les instruments à cordes, les percussions, les vents, les voix et quelques ajouts électroniques. Au passage le groupe parle français, rien de mieux pour faire réagir le public, comme de demander si il y a des vikings qui connaissent l’histoire de Fenrir ? Forcément ça réagit dans l’assistance.




Skald est un groupe extraordinaire.
Les photos ne sont pas aussi belles que le spectacle auquel nous avons assisté, raison d’une brume persistante sur scène.


Vltimas : https://fr-fr.facebook.com/VLTIMAS/

C’est triste à dire, mais j’ai l’impression que par rapport à tous les autres concerts auxquels j’ai assisté sous la Altar, la Temple ou la Valley, je n’ai jamais vu aussi peu de monde. C’est incompréhensible quand on voit la qualité des musiciens sur scène !
En même temps il y a Lynyrd Skynyrd sur la Main stage. Et Phil Anselmo and the Illegals Sous la Valley.




Vltimas est un mélange de death et de black metal avec un côté atmosphérique qui me plaît beaucoup. Un son qui s’immisce partout, même sans y être invité. C’est cette précision dans l’attaque de chaque note qui est intéressante. La batterie est un vrai char d’assaut. Les amateurs de violence pure étaient là, aucun doute sur le sujet. C’est sale, malsain à souhait. D’ailleurs Jason ne s’est pas trompé, il était là, lui aussi.

Et David Vincent. Quelle puissance, alors qu’il donne l’impression d’être tout tranquille. Mais quand ça sort, c’est d’une force. Pour qu’ensuite sa voix se fasse plus cajoleuse. Un chanteur mythique pour un nouveau projet musical, comment manquer ça ?

Emperor : https://fr-fr.facebook.com/emperorofficial/


Les fans de ce groupe de référence sont tous présents sous la Temple. Un concert qui fait remonter pas mal de souvenirs de l’époque où ils étaient des monstres de la scène norvégienne. Il s’est passé pas mal d’années et autant d’événements depuis.
Quoi qu’il en soit voir Emperor ce soir est une chance à ne pas manquer.




Comme d’habitude le groupe mise tout sur sa musique. Jeu très statique de tous les membres. Communication avec le public très limitée. Toute l’énergie et la volonté du groupe est mise dans sa musique, si puissante.




Leur black métal mélodique est un monstre d’une immense taille, qui une fois encore a tout balayé sur son passage. Un son d’une précision assez incroyable. Et lorsque vous pensez que vous arrivez au bout, et bien Emperor arrive à aller encore un peu plus loin. Une accélération à la batterie, une frappe un peu plus appuyée, un riff de guitare plus incisif, un cri encore plus aigu etc.
Quelle démonstration.

Slash: https://www.facebook.com/Slash

(photos interdites pour nous)
Le guitariste n’est plus à présenter. Il est ce soir présent sous son seul nom, pour faire bouger tout le public qui se délecte de son toucher légendaire. Une reprise de Motorhead au passage (doctor rock), qui n’est pas interprété par Myles Kennedy, mais par leur bassiste Todd Kerns. Une foule compacte est là pour l’acclamer. Aussi bien pour ses compositions personnelles que sur celles de Guns n’ Roses.
Et je n’ai pas souvenir de soli aussi rapides de la part de Slash, il s’est bien lâché ce soir, le sourire toujours aux lèvres. Ça fait plaisir à voir.


Slayer: https://www.facebook.com/slayer/


Tous les photographes étaient là pour essayer de shooter Slayer de près. Dans ce cas, ça triche, ça bouscule, la politesse certains ne savent pas ce que c’est ! Alors que nous sommes presque tous bénévoles. Une photo de plus ou de moins ce n’est pas ce qui va changer la face du monde. Et encore sur le sujet je n’ai pas à me plaindre par rapport à ce qu’on vécu d’autres photographes sur le concert de Sum 41, mais c’est une autre histoire. Toujours Est -il qu’à la fin je n’ai pas pu passer dans le pit. Voilà l’explication de photos lointaines.




Pour ce dernier concert français de Slayer, la track list était très bonne. Le public bien acquis au groupe s’en est donné à cœur joie. Au moins pour la partie devant la mainstage 1 qui s’est bien éclatée. De l’autre côté, c’est plus calme. La majorité attend déjà pour le concert de Tool.
J’ai trouvé le début de leur set de Slayer assez tranquille, genre minimum syndical. Et puis après le 4ème morceau il y a eu une étape de franchie. Un gain en intensité, qui n’a jamais cessé. Au fur et à mesure la tension s’est faite de plus en plus présente, c’est ça qui est bon. Pour le choix des titres : ça tape dans tous les albums. Je garderai un bon souvenir pour ce dernier concert des monstres du Trash que sont les membres de Slayer.
Côté scénographie, un fond de scène bien morbide et qui évolue pendant le show et des grosses flammes, ça envoie. Slayer a mis le paquet pour cette tournée d’adieu.
Beaucoup d’émotion une fois le concert terminé de la part de Tom Araya et Kerry King. Si Tom Araya avait eu le temps d’un petit discours je suis persuadé qu’il aurait versé une larme.
Une fin de carrière avec les honneurs. Un immense merci Messieurs pour tout ce que vous avez fait pour le metal et ces moments si intenses que nous avons vécus grâce à votre musique.

Tool : https://fr-fr.facebook.com/ToolMusic/

(photos interdites pour nous)
Je n’ai pas vu Tool leur concert au Zenith de Paris le 5 juin 2001.
La configuration de la scène proposée ce soir est très semblable à celle qui avait été proposée il y a 18 ans. Mais cette fois en plus des projections vidéos, le jeu de lumière et de lasers ont été à couper le souffle.
Après les flammes de Slayer, le « minimalisme » de Tool est une œuvre d’art. Nous savons tous à quel point le visuel tient une place majeure pour Tool. Ce soir c’est une leçon sur le sujet que tout le monde a reçu.
Les musiciens sont restés dans l’ombre la majeure partie du concert, à l’exception de la batterie. Ce qui donne un ressenti assez particulier et permet de se concentrer sur la musique. De s’y abandonner pour un voyage assez incroyable. Seul Tool peut vous transporter comme cela. La position si particulière de Maynard James Keenan avec ses mouvements saccadés, les clips qui tournent en fond de scène… Il y a un côté hypnotique. Ce son reconnaissable en quelques notes, clair et simple en apparence, qui vous enveloppe et vous transporte.
Les spots se posent lors de rares moments sur Adam Jones ou Justin Chancellor, mais c’est pour mieux les replonger dans la pénombre quelques minutes plus tard.
L’ensemble des éclairages sont éteins devant les Main Stage, les écrans vidéo derrière la tente de son aussi, pour mieux faire ressortir le spectacle de Tool. Un choix assumé et le groupe a bien raison de demander de telles conditions pour graver de la meilleure des façons ces fabuleux instants dans nos rétines.
La set list va chercher dans tous les albums, dont les très beaux « Aenima », « Parabola », « Schism », « Forty Six & 2 » « Stinkfist ». Il ne reste plus qu’à patienter pour découvrir leur nouvel album « Fear Inoculum » qui sortira le 30 août.


Que d’émotions pendant ce Hellfest 2019, avec de belles découvertes, des rencontres inattendues et des souvenirs impérissables aux 180.000 festivaliers en 3 jours + 37.000 spectateurs pour le Knotfest.




L’année prochaine, le festival va fêter ses 20 ans. Qui viendra, vous pouvez vous amuser au jeu des pronostics. A été annoncé la venue d’un groupe en tête d’affiche qui n’a jamais participé au Hellfest. Le format 3 jours sera de retour, pour éviter la surenchère. Rendez vous du 19 au 21 juin 2020. Comme tous les ans, les billets seront mis en vente avant d’annoncer la programmation. Il faudra être très rapide. Pour rappel les billets de l’édition 2019 s’étaient vendus en 1h30!
Nouveau, qui ne concerne pas le Festival directement, un projet de bar Hellfest, qui va ouvrir en octobre à Paris, à la place de l’actuel Dr Feelgood, le Hellfest corner (34 Rue Keller, 75011 Paris)