Salle : Le Petit Faucheux
Ville : Tours (37)

La deuxième édition du Festival Mauvais Genre a très bien débutée. Après le discours d’accueil de Gary Constant, le créateur du Festival, nous avons eu droit à la projection de « Morsure », un court métrage de David MORLEY (président du jury). « Morsure » a été tourné avec l’argent de la production de « Mutant », son long métrage qui devrait sortir prochainement avec Hélène de Fougerolle et Dida. « Morsure » avait pour but de tester différentes techniques qui seraient utilisées dans « Mutant », notamment les effets spéciaux. Et aussi permettre de trouver des financiers. Au final, ce court métrage tient bien la route et trouve sa place dans le monde des courts métrages horrifiques sans aucun problème. Tout commence avec une femme qui est poursuivie, en pleine nuit, au milieu d’une forêt, par un homme armé d’un fusil. Elle finit par trouver refuge dans une maison habitée par un couple qui la connaît. Son poursuivant arrive peu de temps après et explique à l’homme de la maison que la femme est malade et qu’elle présente une grave menace de contamination. Raison pour laquelle il la poursuivait…

Un court métrage bien efficace, avec de très bons effets spéciaux. Un joli travail sur la lumière également. Bien sale dans les parties gore, avec des clins d’œil à L’exorciste et à Alien. A voir si vous en avez l’occasion.



Après la présentation du jury jeune et du jury professionnel. David MORLEY a annoncé officiellement l’ouverture du Fesival.

Nous avons pu découvrir en avant première mondiale, le court métrage de Fabien DUBOIS (membre du jury) : « osc[dist] ». Un court métrage barré avec une grosse influence asiatique. Un couple se fait attaquer par une femme brune armée d’un couteau, elle blesse l’homme asiatique au visage et tue la femme blonde. On retrouve juste après cette jeune femme brune sur les bords d’un fleuve (La Loire) qui photographie des personnes au comportement étrange qu’elle attire au moyen d’un son enregistré sur son dictaphone avant de s’enfuir, car ces êtres semblent assez dangereux. Mais la principale menace va venir de l’homme asiatique qu’elle a blessé, car il réclame vengeance. Mais attention, ce que l’on voit à travers un objectif n’est que la restitution d’une image et non la réalité elle-même. Et cette dernière n’est pas toujours ce que l’on croit avoir pu capturer…

Un court métrage en noir et blanc très punchy.



Sans attendre, nous enchaînons avec « Latchkey’s Lament », un court métrage canadien de Troy Nixey. Ici dépaysement total avec ce court qui nous met en présence d’une créature étrange qui vole des clés. Clés qui sont douées de vie dès que leur propriétaire a le dos tourné. La créature après avoir procédé à sa récolte, jette les clés dans une cage, puis les attrape une par une pour les « consommer », jusqu’à ce que l’une des clés décide de se rebeller.

Le mélange entre prise de vue réelle et animation est très réussi. Le résultat est magnifique pour cette histoire entre science fiction et romance. A découvrir absolument.



Après une courte pause, nous passons au long métrage pakistanais « Hell’s Ground », qui est interdit de diffusion dans son propre pays. Nous allons découvrir un film d’horreur qui est dans le même esprit que « Massacre à la tronçonneuse », avec 5 adolescents qui partent faire l’école buissonnière dans le but d’assister à un concert de rock. Bien évidement, ils vont vouloir gagner du temps en empruntant un raccourci qui le mènera à leur mort. Car ils tomberont sur une famille déjantée qui massacre à tour de bras. Un film très cheap, qui fait rire sur plusieurs scènes (le tueur en bourca qui utilise une masse d’arme gigantesque). Et lorsqu’il s’agit de trancher, percer, mutiler, il n’y a aucune concession : le sang coule à flot.

Une curiosité à voir pour les plus fans du genre.