Salle :  
Ville : Tours





Si vous voulez avoir un aperçu complet de la programmation voici le programme de cette 5ème édition: MauvaisGenre2011_programme.pdf



Festival Mauvais Genre 2011 – 5ème édition : Le Palmarès



Prix du public (court-métrage): Danny Boy

Prix du public (long-métrage): The Neighbor Zombies

Mention spéciale Jury jeunes: Red, white and blue

Prix du jury jeune (court-métrage): Les conviviaux

Prix du jury jeune (long-métrage): The Neighbor Zombies

Mention pour l'interprétation, Jury Pro: Amanda Fuller, Red, white and blue

Prix du jury (court-métrage): Danny Boy

Prix du jury (long-métrage): Fubar 2



Pour cette 5ème édition, le Festival Mauvais Genre nous a préparé une nouvelle programmation des plus insolites. Comme à son accoutumée, Gary CONSTANT, Directeur du Festival, est allé chercher de petites perles aux quatre coins du monde pour faire découvrir aux festivaliers des films qui pour certains ne seront jamais diffusés en France. Au milieu de toutes ces avant-premières, premières européennes voire mondiales, il y a encore de la place pour quelques créations originales en musique. Cette année celle-ci est particulièrement mise en valeur. En plus du ciné concert vous pouviez assister à une piéce musicalede Benoît Mardelle et Judith Olivia MANANTENASOA (vendredi), au concert de Dexy Corp_ (initialement prévu le dimanche, mais décalé au lundi pour cause d’intempérie sur la ville de Torus), avec en animateur du village Mauvais Genre dans le Square Soumillon, l’inévitable DJ Kéké. Un spectacle de danse libre d’accès pour tous était également présenté à 19h30 vendredi soir au Nouvel Olympia.



Pour cette 5ème édition, nous n’avons pas pu assister à l’ensemble du festival, car nous devions nous rendre le samedi et le dimanche au Festival Trolls et Légendes. Mais cela ne nous a pas empêché de gouter au début du festival Mauvais Genre.



Le jeudi à 16h, avant la cérémonie d’ouverture, était proposé un quizz cinéma au forum de la Fnac de Tours. Cela nous a permis de revoir nos classiques tout au long des 60 questions qui étaient réparties en 6 catégories : Cinéma, Séries, Extraits vidéo à reconnaître, Combien y-en-a-t-il ? (combien d’épisodes comporte la Planète des Singes, la série Freddy…), Bande originale à reconnaître, Questions générales. Nous sommes pour notre part repartis bredouilles, mais des dvds étaient à gagner, ainsi que des places pour la Nuit Interdite. Le quizz a parfaitement fonctionné et était fort bien orchestré, notamment grâce à la présence de nombreux bénévoles sur les lieux. Ce moment a été bien apprécié par tout le monde.



19h30 : Cérémonie d’ouverture au Cinéma Studio (Rue des Ursulines à Tours). Pour l’occasion, le mur du cinéma a été relooké avec des affiches des films projetés lors du Festival. Et surtout une porte d’entrée spéciale a été rajoutée pour mettre dans l’ambiance.

Pour commencer, une présentation du Jury Jeune, puis du Jury Professionnel formé cette année par son Président Thierry Fremont (Acteur), Steve Johnson (Responsable effets spéciaux), Stephane Debac (Acteur), Thomas Day (Ecrivain et Editeur), Blandine Bellavoir (Actrice), Jean-Baptiste Thoret (Journaliste).

Vous pouvez écouter les impressions de Blandine Bellavoir:









Pour télécharger l’interview: ITW-Blandine_Bellavoir.mp3



Après que Thierry Frémont ait déclaré la 5ème édition du Festival Mauvais Genre ouverte, la projection a pu commencer.

Au programme, le court métrage Conformists de Juriaan Booij : un film que l’on pourrait qualifier de lent, car il ne se passe finalement pas grand-chose. Tout a lieu dans la tête des personnages. En effet, il y a peu de paroles, car nous entendons en voix off les pensées des protagonistes. Et elles ne sont pas très belles.

Un automobiliste noir s’arrête sur un parking pour téléphoner. Il se fait alors interpeller par un homme, qui va finalement être rejoint par 2 autres. Et ces 3 blancs vont lui reprocher ce qu’il est. Je vous laisse le plaisir de la surprise que vous réserve ce scénario sur la différence. Une très bonne idée, qui permet de traiter d’un sujet toujours aussi sensible qu’est le racisme d’une manière originale.

Conformists - Trailer from Juriaan Booij on Vimeo.



Puis fut projeté en avant première le dernier film d’Alex de la Iglesia Balada Triste de Trompeta. Complètement barré, l’histoire part en vrille à chaque instant. Il s’agit en résumé d’une rivalité amoureuse dans un cirque entre deux clowns pour le cœur d’une belle acrobate. Le tout sous fond de critique du régime franquiste, qui a traumatisé pendant son enfance Javier, le clown blanc. Même si le film est un peu long, on retrouve le côté délirant et incontrôlable d’Alex de la Iglesia, comme ce fut le cas, dans El Dia de la Bestia, avec cette fois plus de moyen. Ce qui saute aux yeux pour les costumes, les décors et le maquillage. Avec de très belles prothèses pour les deux clowns. Les amateurs de prothèses vont apprécier. Il y a un très gros travail d’acteur pour Carlos Areces qui interprète Javier (le clown blanc), qui doit passer du gros benêt bien gentillet, à un fou psychopathe. Et vous serez également accroché par le jeu de Carolina Bang (la trapésiste), qui est la femme d’Alex de la Iglesia. Rien ne lui est épargné dans ce rôle de femme battue, éperdument amoureuse de son bourreau.











Pour la 2nde séance, nous avons vu un court métrage portant le titre de Yamasong : Encore une fois, il s’agit d’une belle carte de visite d’un point de vue technique, mais sans aucun scénario. L’animation est très propre, mais cela n’a pas suffit pour nous émouvoir.











Puis fut projeté Mirages de Talal Selhami. Ce film franco-marocain réalisé pour un budget de 100.000€ nous offre une version fantastique d’un entretien d’embauche qui tourne mal. 5 candidats (4 hommes et 1 femme) doivent passer une dernière épreuve avant que le seul poste disponible soit attribué. Pour cela ils vont être conduits dans le désert. Mais en court de route, un accident se produit. Les 5 candidats se retrouvent seuls (le chauffeur a disparu), au milieu de nulle part, avec 4 bouteilles d’eau et un camion en panne. Va alors se poser la question de la survie : faut-il attendre les secours ou faut-il s’organiser car cet accident est le test. Devant une situation aussi délicate les esprits vont s’échauffer. Le désert ne faisant pas de cadeau aux faibles. Entre mirages, crises d’hallucinations, souvenirs enfouis et espoirs en l’avenir, les 5 candidats n’ont pas fini de voir de nouveaux obstacles s’élever sur leur parcours.

Pour ce premier film, Talal Selhami s’est inspiré d’un drame qui a eu lieu il y a 5 ans : Un jeune diplômé au chômage s’est immolé en place publique. Ce triste événement raisonne aujourd’hui cruellement, car c’est un cas semblable qui a mis le feu au poudre et produit les divers renversements ou conflits qui se produisent en Afrique du Nord.

La production n’a pas souhaité lors du montage du projet que les événements soient repris à l’identique, mais cette idée de difficulté sociale a été gardée pour expliquer la motivation profonde des candidats à réussir leur entretien d’embauche et enfin atteindre la réussite professionnelle qu’ils espéraient tant.

Le Maroc ne produit habituellement pas de films fantastiques, mais la nouvelle génération de réalisateurs, influencée par les productions américaines des années 70-80 qui ont été distribuées en cassettes vidéo n’a de cesse de vouloir développer cette branche du cinéma nord-africain. Même s’il n’est toujours pas possible d’être uniquement réalisateur de film à l’heure actuelle (soit il faut un emploi complémentaire, soit travailler pour la télévision).

Talal Selhami précise qu’il a été principalement influencé par Shining et que pour lui, il y a deux interprétations possibles de son film : soit il s’agit de visions, de mirages ; soit le désert manipule les candidats.

Mirages est un film intéressant à voir, même s’il ne révolutionne pas le genre. Notamment du point de vue de la réalisation. Ainsi au début, vous aurez beaucoup de gros plans, filmés caméra à l’épaule. Cela donne du dynamisme à l’image. Nous pouvons plus facilement capter l’anxiété des candidats pour cet entretien d’embauche. Puis une fois dans le désert, les plans s’élargissent, englobant tout le groupe, jusqu’à de grands panoramiques.

Même si tous les comédiens n’ont pas la même qualité dans leur interprétation, on se laisse prendre au jeu. Il faut d’ailleurs accepter certains passages surprenants (comme l’apparition d’une arme), car sinon, vous allez commencer à remettre en cause toute l’histoire. Dans le désert tout est possible, le manque d’eau, la chaleur, la mort qui rôde sont autant de raisons pour passer de l’autre côté et s’abandonner définitivement à la folie. C’est cette ligne que certains vont franchir pour le plus grand malheur de leurs camarades d’infortune.

Talal Selhami nous a précisé qu’il y avait eu un gros travail d’adaptation des dialogues avec les comédiens, car le script a été rédigé en français. Cela a permis d’avoir également une partie d’improvisation lors du tournage.

Et quant au choix des chansons pour le film, il s’est fait au dernier moment.

Talal Selhami est maintenant en train de travailler sur un nouveau long métrage qui portera le titre de L’Oasis. Ce sera un film d’action, horreur, anticipation, avec une mise en avant des personnages. Ce sera selon les propres mots du réalisateur «un film pas bête mais méchant».

Pour écouter l’interview de Talal Selhami:









Pour télécharger l’interview (clic droit+enregistrer sous): ITW-Talal_Selhami.mp3











Vendredi. Nouveau lieu pour le festival : Le Nouvel Olympia.

Avec dans le Hall une exposition de J. The Antiproduct, qui présentait une vingtaine de toiles représentant des films de genre des années 50 à 90.





Normalement plus habituée à accueillir des troupes de théâtre, cette salle convient également très bien pour les projections de films comme nous avons pu le constater en ce début d’après midi avec Fubar 2, film en compétition. 2 fans de hard-rock (précision uniquement utile pour prévenir que la bande son va avec, mais sinon, il n’y a aucune conséquence sur le scénario et c’est bien dommage) franchement looser question vie sociale vont prendre au pied de la lettre une proposition que leur fait une de leur connaissance d’aller dans le nord pour travailler sur la construction de pipeline. Le métier est dur, mais très bien rémunéré. Il s’ensuit une série invraisemblable de mésaventures pour nos deux dingues qui font n’importe quoi en permanence. Leur niveau intellectuel laissant franchement à désirer, il ne pouvait en être autrement. Mais tout finira bien, ne vous inquiétez pas, il s’agit d’un bon film américain.

Se voulant fun et délirant, ce film tourné comme un documentaire s’avère n’être qu’un condensé entre Jack-Ass, Wayne’s World et Dumb & dumber, mais en ayant des scénaristes en mal d’inspiration et des acteurs plus qu’amateurs. Pourtant, il en faut du métier pour faire un film pareil, et réussir à passer pour un abruti fini tout en étant crédible. Il faut de ce fait prendre le film au 36ème degré, très certainement boire autant que les acteurs pour l’apprécier à sa juste valeur. Espérons pour eux qu’ils puissent tourner un 3ème volet. En tout cas, Jury a aimé, car le film a été primé dans la catégorie Long Métrage.











17h30 : Masterclass de Steve Johnson, animé par un journaliste de Mad Movies, traduction assurée par Daniel Tron.

Pour une petite mise en bouche et un petit rappel de sa longue carrière, Steve Johnson a diffusé un montage de tous les effets spéciaux qu’il a réalisés. Cela nous a permis de voir qu’il était véritablement un maître du genre pour ceux qui auraient encore l’audace d’en douter. Il a ainsi fait grossir des comédiens, animé les fantômes de Ghostbusters, les créatures d’Abyss, le Docteur Octopuss de Spider Man 2. Travaillant toujours de façon mécanique grâce à des animatroniques ou des prothèses, Steve Johnson a su créer l’illusion devant la caméra comme peu de techniciens du 7ème art savent le faire.

Il est ensuite revenu sur sa carrière à laquelle il a mis un terme il y a quelques années, au fil des questions qui lui étaient posées.

Nous avons eu droit en fin d’intervention à la diffusion d’un court métrage d’animation pour lequel il a une nouvelle fois utiliser des scènes subaquatiques, mais en plus il a fait monter le film à l’envers, pour que les mouvements des créatures soient surprenantes. Ainsi un mouvement d’avant en arrière lors du tournage, devient un mouvement d’arrière en avant lors du visionnage.

Puis le public pu poser quelques questions, mais pas trop, car comme Steve Johnson a donné une longue interview à Mad Movies, et qu’elle sera publié en 3 fois, il ne faillait pas que certains sujets soient abordés (dommage).

Même si l’intervention de Steve Johnson s’est révélée passionnante, nous sommes quelques peu restés sur notre faim, car il s’agissait d’avantage d’une sorte de longue interview ou d’une conférence sur sa vision du monde des effets spéciaux que d’un Masterclass. Nous nous attendions à ce que Steve Johnson nous montre quelques images de film où il est intervenu et qu’il nous explique comment il avait réussi à avoir un tel résultat à l’écran. Qu’il soit technique et précis dans ses exemples. Ce ne fut pas le cas. Dans tous les cas, nous avons appris beaucoup de choses (au-delà des petits problèmes de personnes qui semblaient pourtant passionner l’intervenant). Et ce fut un très grand plaisir d’entendre quelqu’un aux connaissances aussi étendues dans le domaine des effets spéciaux. Quelle immense chance de l’avoir vu (et gratuitement pour tous en plus, merci mille fois Gary).

Steve Johnson a précisé qu’il écrivait actuellement deux romans. Et pour ceux qui désespèrent de le revoir un jour sur un plateau de tournage, rien n’est définitivement perdu. Allez écouter son interview, il nous fait quelques confidences intéressantes sur ses projets futurs.



Pour écouter l’interview:









Pour télécharger l’interview: ITW-Steve_Johnson.mp3







Nuit Interdite :

La nuit promettait d’être longue. Histoire d’en rajouter une couche, elle a débuté avec près d’une heure de retard (les habitudes ont la vie dure sur le Festival).

Pour commencer Jack de Kryshan Randel (Australie). Ce court métrage de 5 minutes a été réalisé dans le cadre d’un marathon du court métrage en 48heures. Il s’agit de la même équipe qui avait fait des sapins de Noël tueur. Cette fois, ce sont les citrouilles d’halloween qui en ont mare de se faire vider le 31 octobre. Et quand les citrouilles deviennent des tueurs psychopathes personne ne sera épargné (même le bébé y passe). Bien fun et sanglant.









Primal de Josh Reed (Australie) : un film survival comme il en existe tant si l’on se limite au résumé et pourtant le traitement est très intéressant. Un film à voir dès que vous en aurez l’occasion. L’histoire est simple : un groupe d’ados vont en pleine nature faire du camping, car ils sont à la recherche de peintures murales faites par les aborigènes mais que personne n’a vues depuis plus de 120 ans.

Après les avoir trouvées, la nuit tombe, l’une des filles va se baigner dans la rivière qui coule juste à côté. Malheureusement elle contracte une fièvre particulièrement violente qui la transforme en une sorte de zombie/démon. Ses amis doivent alors s’organiser pour tenter de lui échapper, car la mission de leur ancienne copine est simple : apporter toujours plus de corps et de sang frais à une entité qui vit dans la caverne juste à côté des peintures qu’ils ont retrouvées.

Si le jeu des acteurs n’est pas d’un très grand niveau, la prestation de la première victime une fois sa transformation achevée est à souligner. Les mouvements qu’elle exécute, comme si elle était prise de convulsions ou se comportait comme un animal, sont particulièrement crédibles et la rendent encore plus inhumaine.

Avec Primal vous passerez un très bon moment, car cette idée d’avoir une transformation des victimes (un peu à la manière de 28 jours plus tard) est bien traitée.









Brutal Relax (Espagne) : Ce court métrage complètement dément met en scène un patient d’hôpital psychiatrique que son médecin accepte de faire sortir pour qu’il prenne quelques jours de vacances, à la seule condition qu’il ne soit soumis à aucun stress. Notre « malade » décide donc d’aller passer un bon moment sur une plage on ne peut plus calme. Malheureusement pour lui (et surtout pour les autres vacanciers), une horde de démons aquatiques décide d’attaquer la plage et commence à massacrer tous les baigneurs : sa tranche, ça mord, ça arrache, ça décapite… Alors que notre « malade » fait comme si de rien n’était en écoutant de la musique, son walkman tombe en panne, ce qui ne met dans une colère folle. Il décide de se passer les nerfs sur les démons (et les malheureux vacanciers qui sont sur son passage). Le massacre continue alors dans la bonne humeur entre explosion de boite crânienne, arrachage de colonne vertébrale et autre cage thoracique. L’important c’est que ça saigne et que tout le monde s’amuse. Avec une fin extrêmement drôle et un générique complètement délirant. Vraiment excellent.



Lien vers la version non censuée du court métrage





Avant de reprendre la suite de la nuit, nous avons eu droit à la diffusion de ce que l’on pourrait appeler un classique du festival, à savoir le petit court métrage avec une poupée barbie, une poupée Mickael Jackson qui part en live dans un délire sexuel improbable. Le public l’apprécie toujours autant.



Helldriver: J’ai un avis partagé sur ce film de Yoshihiro Nishimura. Disons que dans le genre, à savoir des combats entre une jeune fille (de préférence écolière) et des monstres (zombies, démons, vampires…), Helldriver est un très bon représentant. Cependant le genre lui-même relève de la catégorie Z, ce qui fait qu’une durée d’1h55 se transforme en épreuve de force pour le spectateur, qui pourtant aurait bien aimé s’amuser devant un film de ce type, mais seulement pendant 1 heure. Yoshihiro Nishimura est bien connu du monde du film d’horreur grâce à The Machine Gun. Cette fois il nous propose une histoire improbable. Ou plus exactement un mélange de deux destins qui se croisent. D’un côté vous avez une famille de fous : la fille ainée et son frère sont sadiques. Ils finissent par décider de torture leur père, qui est en fauteuil roulant. Leur jeune sœur rentre chez elle à ce moment là. S’ensuit un combat à l’issue duquel une météorite qui vient frapper le Japon, arrache le cœur de la sœur ainée alors qu’elle allait tuer sa cadette. Qu’à cela ne tienne, l’ainée décide quand même d’arracher le cœur de la plus jeune pour remplacer le sien. La greffe se déroule sans problème, mais une substance étrange se propage dans son corps et la recouvre de ce que l’on pourrait appeler de la glace (mais jaune). De son côté la cadette (qui n’a plus de cœur) va être sauvée par des chirurgiens particulièrement dévoués. Ils vont lui greffer un cœur mécanique, dont le moteur lui permet également d’activer son épée tronçonneuse (dont elle aura fort besoin plus tard).

En parallèle, une étrange maladie s’est répondue sur le Japon, obligeant l’édification d’un mur de démarcation. D’un côté les humains, de l’autre, les démons. Ces démons ont la particularité d’avoir des cornes, qui une fois réduites en poudre, se révèlent être une drogue.

Par on ne sait trop quel moyen, notre jeune écolière au cœur de métal va se retrouver embarquée dans une chasse effrénée au démon, ce qui lui permettra de tuer sa grande sœur. Nous voila ainsi partis pour 1h55 de combats qui s’enchainent, avec des créatures qui sortent d’on ne sait où, des rebondissements incroyables, des scènes que l’on imagine sorties d’une soirée de beuverie (le duel contre la voiture, la femme araignée, les têtes-bombes). Tout est fait pour faire rire, à aucun moment les acteurs ne se prennent au sérieux. Le sang gicle en permanence, et s’il en manque sur la figure des combattants, alors les effets numériques en ajoutent encore et encore (à croire que le corps humain en contienne au moins 150 litres). Du grand n’importe quoi en somme. Mais tout cela est fait exprès, il en va du respect des codes du genre. Et très honnêtement, Helldriver est à classer dans le haut du panier. Quand on voit ses petits frères, il y a de quoi frémir. Alors merci à la boîte de production Sushi Typhoon pour ce grand spectacle. Dommage qu’à force de vouloir en rajouter on arrive à l’overdose.









A cette heure très avancée de la nuit et devant partir avant l’aube pour le festival Trolls et Légendes à Mons (Belgique), nous avons dû quitter la salle à regret, car c’est toujours un plaisir de découvrir de nouveaux films incroyables ou improbables.



En tout cas, rendez vous est pris pour l’année prochaine, car comme il était indiqué sur la bande annonce de cette 5ème édition : Pourvu que ça dure !



http://www.festivalmauvaisgenre.com



Xavier