DOYLE AIRENCELe 01/10/2013

Interview de Pierre (basse) du groupe DOYLE AIRENCE, réalisée par e-mail.

Page facebook: https://www.facebook.com/doyleairence
Site officiel: http://www.doyleairence.com/

DOYLE AIRENCE - Friendly Fire (official video) :

LAM :

Un petit changement de nom, un nouveau site internet, un nouveau label, un nouvel album (avec une édition vinyle) : Une année 2013 riche en événements. Est-ce que vous nous proposerez encore quelques bonnes nouvelles d’ici le 31 décembre ?

DOYLE AIRENCE :

Plein de bonnes choses sont en préparation. On se fera un plaisir d’annoncer tout ça via nos différents réseaux sociaux au moment venu, d’où l’intérêt de s’abonner pour être tenu au courant de tout en temps réel!


 

LAM :

Comment présentez vous « Monolith » qui sortira le 14 octobre ? Est-ce la suite logique de vos précédentes productions, une marche supplémentaire, une rupture ?

DOYLE AIRENCE :

On est tous d’accord au sein du groupe pour dire que l’on a su rester fidèles à ce qui était présent en germe dans nos précédents efforts, mais qu’on a le sentiment à travers « Monolith » d’avoir atteint un niveau de maturité jamais égalé par le passé. Là où « And Gods Will » était littéralement une démonstration de tout notre arsenal de riffs, de chant et de patterns rythmiques, notre nouvel album est beaucoup plus axé sur l'économie de moyens, mise au profit d’une plus large palette d’émotions.


 

LAM :

Vous avez tourné entre 2010 et 2012. A quel moment avez-vous composé cet album « Monolith » ? Est-ce que vous avez changé votre recette par rapport à vos 2 précédentes productions ?

DOYLE AIRENCE :

Effectivement, on a pas mal joué entre 2010 et 2012, et ça a complètement changé notre façon d’écrire. «Monolith» est un album qui a été fortement inspiré par la route, mais qui a été composé loin d’elle. Là où beaucoup de groupes, désireux de conserver une actualité forte, ont tendance à écrire leur futur album entre deux dates pour pouvoir l’enregistrer le plus rapidement possible, nous nous sommes complètement retirés de la circulation, et à l’ombre de notre studio de répète, on s’est mis à écrire «Monolith» pendant l’été 2012. L’impact que nos chansons peuvent avoir en live, c’est quelque chose qu’on gardait constamment en tête pendant cette période, et j’espère que ça s’entend à l’écoute de nos titres.


 

LAM :

Une explication sur le choix du nom de l’album « Monolith », car contrairement à beaucoup de groupes qui donnent à leur album le même nom qu’un de leur morceau, vous avez choisit un nom différent. Il y doit y avoir une signification, quelle est-elle ?

DOYLE AIRENCE :

Avant toute chose, on voulait un nom qui représente bien l’aspect froid et massif caractéristique des tracks de l’album. De plus, les thématiques portant sur la nature et le minéral sont présentes depuis longtemps dans Doyle Airence. Enfin, la dimension rituelle, mystérieuse, et inexplicable du monolithe, c’est quelque chose qu’on a envie de développer visuellement, on est hyper inspirés par tout ça!


 

LAM :

Est-ce que vous avez changé quelque chose dans votre façon d’enregistrer cet album par rapport à AND GODS WILL... (2010). Vous avez choisi un nouveau studio d’enregistrement cette fois : Studio Sainte-Marthe (Paris), pourquoi ?

DOYLE AIRENCE :

"Monolith", c’est plus d’un an de travail dans l’ombre, à peaufiner nous-même une multitude de petits détails pendant la période de préproduction. Contrairement à notre précédent album « And Gods Will », qui doit sa couleur et ses ambiances à une certaine forme de boulot « sur le tas », où on apprenait en même temps qu‘on découvrait, notre nouvel opus a été préparé et pensé en amont de façon beaucoup plus stricte. Si bien qu’en entrant en studio, chez Francis Caste, nous avions déjà un petit album entre les mains. Le but, c’était que les compos, qu’on faisait déjà tourner proprement en répète depuis 6 mois, ne soient pas un frein technique qui pourrait brider notre créativité, mais qu’elles deviennent des terrains de jeux où l’on pourrait expérimenter différentes choses au gré de nos envies et des hasards. On avait une idée de son en tête pour « Monolith », Francis nous a permis de nous en rapprocher le plus possible.


 

LAM :

Vous avez tourné un clip sur le titre « Friendly Fire ». Comment s’est porté votre choix sur ce titre ? A moins que ce soit le choix du label Lifeforcerecords ? Comment s’est passé le tournage ? Pas trop compliqué avec le mouvement du soleil ?

DOYLE AIRENCE :

Malgré une petite hésitation, le choix s’est finalement porté assez naturellement sur ce titre, qui représente à nos yeux une belle façon d’exister aux yeux d’un public un peu plus large que celui qu’on avait séduit avec notre précédent clip (John Airence), somme toute beaucoup plus atypique et radical. Etant conscients que le net offre une forte visibilité aujourd’hui, on voulait conserver, même sur la toile à travers nos clips, cet équilibre entre univers atmosphérique et plans beaucoup plus agressifs et rentre-dedans.
Le tournage fut cauchemardesque physiquement. Essaye d’imaginer une falaise de 100 mètres de haut, un escalier en pierre hyper abrupt avec une pauvre rembarde bancale en guise de sécurité, et une dizaine de guignols en train de se trimballer des amplis et du matos de tournage. Sans compter la course avec le soleil pour pouvoir tout mettre en boîte avant la tombée de la nuit. On remercie d’ailleurs encore Alain de Dissenssion Prod pour son professionnalisme et son investissement dans ce trip assez épique, mais qui restera comme un bon souvenir malgré tout!


 

LAM :

Même si je me doute que vous aimez tous les titres de l’album, est-ce qu’il y en a 1 qui vous touche plus particulièrement ou dont vous êtes fiers ? 1 titre que vous voulez absolument voir sur la set-list de vos prochains concerts ?

DOYLE AIRENCE :

Sans hésitation : Liquid Skies. Manque de pot, on ne la jouera pas!


 

LAM :

Pour l’instant vous annoncés 2 dates de concerts en France au mois d’octobre. Est-ce que vous avez déjà programmé une tournée plus large ou est-ce trop tôt pour en parler ?

DOYLE AIRENCE :

On bosse sur une tournée européenne en deux chapitres, qui passera d’abord par les pays de l’Est, puis par tous les axes Benelux/France/Espagne/Portugal. Patience!


 

LAM :

Un mot à ajouter ?

DOYLE AIRENCE :

Merci à tous ceux qui nous soutiennent de loin ou de près, merci à vous pour cet échange.
Et malgré l’époque qui favorise l’acheminement de la culture jusqu’à ton canapé, n’oublie pas, toi derrière ton écran, d’aller soutenir les groupes que tu aimes en live!


 

LAM :

si vous aviez la possibilité d’adopter, comme animal de compagnie l’une des 4 créatures suivantes, laquelle prendriez vous ?
Vous avez le choix entre :
l’alien (Ridley Scott)
le gremlins (Joe Dante) dans sa version gremlins, pas le mogwai
le chenille d’alice au pays des merveilles (Lewis Caroll)
le phénix

DOYLE AIRENCE :

hmmmm, la chenille.