Transparence

Groupe : Markize
Label : Acropole Records
Année de sortie : 2007

« In my dreams… »



MARKIZE est formé en 2003 par David (ex-membre de l’insaisissable ANTHEMON) et Alina, sur la volonté de prendre une revanche sur son passé douloureux. Très vite une première démo voit le jour : « Poussières de vie », en 2004. Et c’est après quelques changements de line-up, des concerts qui ont vu s’amplifier la rumeur du talent du groupe que sort le premier album « Transparence » en mars 2007.



Nous retrouvons tous les titres de la démo « Poussières de vie » sur cet impressionnant album. Impressionnant en tous points : l’interprétation, la production, le visuel et surtout, la qualité des compositions et les sentiments qu’ils véhiculent.



La première pensée que l’on a à l’écoute de cet opus est pour Alina. Sa voix est maîtrisée d’un bout à l’autre. Elle a du coffre et de la pureté. Les notes sont justes, caressantes, puissantes, aériennes, douces et tristes à la fois. Certes la demoiselle rappelle vaguement Amy Lee d’EVANESCENCE ou Jess du groupe français SILENT, mais elle assure et la comparaison ne dure pas.



Ensuite, le reste du groupe fait bloc derrière la demoiselle. Pour le coup, l’ombre d’EVANESCENCE est bien là, mais avec un je-ne-sais-quoi de vraiment métal qui se dégage du lot et vient renforcer la musique et donner une véritable crédibilité au quintet. Sans prétendre que les américains ne valent pas tripette, au contraire.

Les guitares sont puissantes, tranchantes, massives. La batterie est apporte toute la dynamique des morceaux. Et les synthés sont discrets mais si pertinents que leur absence dénaturerait les ambiances de MARKIZE.



Côté production, c’est du très lourd. En fait, c’est digne d’un grand groupe. MARKIZE n’a pas fait les choses à moitié et la signature chez un label pour ce premier opus est dûment méritée.



Ajoutons à tout cela, des textes profonds à la mélodie nostalgique. La thématique récurrente semble être l’abandon paternel. Alina utilise ici aussi bien l’anglais que le français ou le russe.



Et finalement, l’écrin qui contient ce bijou de rock/métal à la sauce gothique moderne achèvera de combler les amateurs. Un superbe tableau lissé et édulcoré rappelant le pays des merveilles d’Alina avec une pointe de cynisme et de tristesse dans cette gaîté fièrement affichée.



Pour un premier opus, la comparaison avec les plus grands est incontournable, et pourtant MARKIZE fait preuve ici de maturité en nous proposant sa touche personnel. La maîtrise alliée à la puissance de textes qui vous toucheront très certainement.

Une véritable réussite à conseiller aux amateurs de rock/métal/gothique. Sûr qu’il trouveront un très large public à leur musique.