Der Tod Und Das Madchen

Groupe : Bacio Di Tosca
Label : Caput Medusae records
Année de sortie : 2007

La musique de Bacio Di Tosca est la rencontre en un chant lyrique et une musique ambiante-gothique. Entre cold wave et musique classique. Les paroles en allemand ne doivent pas vous faire fuir. En effet le chant lyrique masque en grande partie la prononciation assez rigide de la langue que certains n’apprécient pas. Ici nous sommes en présence d’une véritable chanteuse lyrique, qui conserve toute sa technique sur presque tous les morceaux. Ce chant féminin est accompagné sur quelques titres de l’album d’une voix masculine très grave, qui se cache derrière l’orchestration. Imaginez la Mort se dissimulant dans les fourrés pour observer, sans pouvoir véritablement masquer sa présence, la Dame qui fait semblant de l’ignorer.

L’album vous propose une musique feutrée, très ambiante. La musique oblige à la douceur et à l’attention. Les nombreuses vocalises sonnent comme un chant de sirène pour mieux vous noyer dans une lassitude envoutante. Les titres ont tantôt une orientation plus cold wave (Helena; Ophelia; Scheidung), tantôt plus classique avec piano et cordes (Mein süßes Lieb; Der Tod und das Mädchen; Die eine Klage). Mais les transitions ne choquent pas. Et les passages se font sans aucune difficulté, portées par le chant très enlevé de Dörthe Flemming (chanteuse, déjà connue avec le groupe Charitona).

Quant à la reprise de Red Water de Type O Negative, entreprise périlleuse que celle de faire reprendre par une femme un titre composé pour la voix profonde de Peter Steele, le moins que l’on puisse dire, c’est qu’elle est très réussie. Bacio Di Tosca s’est tellement réapproprié le titre, que si vous ne prêtez pas l’oreille, vous pourriez passer à côté et penser qu’il s’agit d’un titre original du groupe.

Ce premier album de Bacio di Tosca, intitulée « Der Tod und das Mädchen » est une belle réussite. Cela plaira à ceux qui apprécient des expériences musicales comme celle d’Helium Vola. Et également à ceux qui n’affectionnent pas forcément la musique électronique, car elle est utilisée de façon très intelligente et avec parcimonie, ne venant jamais imposer sa présence. Au contraire, elle est là pour accompagner et mettre en valeur le chant.



ENGLISH REVIEW :

Bacio Di Tosca’s music is the encounter between lyric songs and a gothic-ambient music, in-between cold wave and classical music. The German lyrics must not afraid you. Effectively, the lyric songs hide a lot of the hardness of a tongue that some people don’t like. Here we are confronted with a real lyric singer, who keeps her abilities on every tune. On a few tunes, this female singing is accompanied with a very deep male voice hidden behind the orchestration. Let’s imagine Death hiding himself in the bushes to observe, without being really capable of staying completely invisible, the Lady who fakes to ignore him.

The album offers you a muffled music, very ambient. The music compels oneself to softness and to be attentive. The numerous singing exercises sound like a siren’s song so as to drown you better in an entrancing lassitude. Some of the tunes are more cold wave (Helena; Ophelia; Scheidung), others are more classical with piano and strings Der Tod und das Mädchen; Die eine Klage). However, transitions do not jar on. Passages between the one and the other styles are really easy, thanks to Dörthe Flemming’s singing played with sprit (this singer was already known as part of the band Charitona).

As for the highly risky and challenging re-using of Type O Negative’s Red Water since a woman re-uses a tune composed for Peter Steele’s deep voice, it is a true success! Bacio Di Tosca has so totally appropriated the tune that, if you don’t pay enough attention, you could miss it and think it’s an original tune of the band.

This Bacio Di Tosca’s debut album entitled « Der Tod und das Mädchen » is a true success. People that appreciate musical experiments such as Helium Vola’s will appreciate this album as well. People who don’t love electronic music will also enjoy it because it is barely and intelligently used so as never to impose its presence. On the contrary, it is there to accompany and emphasize the singing.