Faith Divides Us, Death Unites Us

Groupe : Paradise Lost
Label : Century Media
Année de sortie : 2009



Date de sortie : 28.09.2009



Tracklist :

1 As Horizons End

2 I Remain

3 First Light

4 Frailty

5 Faith Divides Us - Death Unites Us

6 The Rise of Denial

7 Living with Scars

8 Last Regret

9 Universal Dream

10 In Truth



Après leur grand retour en 2007 avec In Requiem, Paradise Lost nous propose en ce début d’automne leur nouvel album studio ‘Faith Divides Us, Death Unites Us’. Et une fois encore les maîtres du métal-gothic nous donnent une bonne leçon. Est-ce dû au fait que Greg Mackintosh (Lead Guitar) et Aaron Aedy (Guitare rythmique) aient décidé d’utiliser des 7 cordes ? Toujours est-il que ce nouvel album possède une nouvelle profondeur. Et vous allez explorer ce puit sans fond tout au long des 10 titres qu’il comporte. Avec le titre ‘As Horizons End’ qui ouvre l’album vous allez vite être mis dans le bain : ambiance lourde à souhait avec une mélodie lancinante et cette voix de Nick Holmes qui sait moduler les fréquences entre un ton médium et un chant plus profond de toute beauté. ‘I Remain’ est plus rapide, plus rentre-dedans, avec des breaks très planants peut-être dus à une influence de Jens Bogren (Katatonia, Opeth) avec qui ils ont enregistré au Fascination Street Studios d’ Örebro (Suède). First Light nous replonge dans le gouffre, nous enfonçant d’avantage à chaque coup de médiator. Un titre très mélodique, avec un thème principal ultra lourd et des mélodies à la guitare et au piano qui reviennent plusieurs fois, très légères. Une parfaite opposition.

‘Frailty’ accélère votre chute, avec des riffs très intéressants de Greg Mackintosh. Le titre ‘Faith Divides Us Death Unites Us’ est très mélodique, avec ces notes de guitares qui résonnent et un refrain avec des sons de cordes, qui lui donne une dimension symphonique. La fin du titre avec avec Greg Mackintosh et Aaron Aedy qui jouent ensemble à l’octave est somptueuse. ‘The Rise Of Denial’ est bien pêchu, avec un tempo assez élevé et un riff de guitare assez haché, jusqu’au solo, qui semble pris de langueur, jusqu’au retour énergique de la batterie de Peter Damin (qui depuis a été remplacé par Adrian Erlandsson (Cradle Of Filth, At The Gates, The Haunted). ‘Living With Scars’ est bien énervé. C’est le titre où vous trouverez le plus de breaks et de modulations, y compris sur la voix de Nick Holmes. ‘Last Regret’ est un replis sur soit même. Ce morceau down tempo vous prendra aux tripes et pourrait bien vous arracher quelques larmes, car il est très mélancolique. ‘Universal Dream’ va vous insuffler l’énergie nécessaire pour continuer, avec un solo de guitare particulièrement enlevé. Et pour clôturer cet album ‘In Truth’ est très triste, il possède la beauté du désespoir. Un titre très poignant.

D’une réelle noirceur mélancolique, ‘Faith Divides Us Death Unites Us’ est une nouvelle prouesse de Paradise Lost. Après plus de 20 ans de carrière, le groupe trouve toujours le moyen de nous toucher. Vous ne pourrez qu’être admiratif face à leur génie créatif. Exploitant à merveille leurs instruments. Jouant sur la corde sensible, vous faisant cheminer sur un sentier des plus obscurs, sans vous abattre au point de renoncer à toute progression. Au contraire, même si la route est déprimante, il vous est toujours offert un instant d’espoir (qui n’arrivera jamais), qui vous donne envie d’aller plus en avant, même si aucun échappatoire n’existe.

Comme tous les albums de Paradise Lost, ‘Faith Divides Us Death Unites Us’ est un must. Il est impensable de passer à côté d’un tel chef d’œuvre.

Xavier