The Singularity

Groupe : Divinity
Label : Candlelight
Année de sortie : 2010



Date de sortie : 14.06.2010



Pour ce deuxième album de Divinity, le changement est assez marqué. La technique et les ambiances lourdes sont à l’honneur. Cet album est l’un des meilleurs qui soient sortis depuis le début de l’année.

Dès le titre Abiogenenis, qui sert d’intro, vous serez happé dans un véritable trou noir au milieu du néant. Et ne vous fiez pas au calme de ce titre, car Beg To Consume va vous en mettre plein les oreilles. Ce titre est ultra rapide, avec des riffs survoltés que ce soit pour les guitares ou pour la batterie, avec ce chant si puissant. Un titre dévastateur et très travaillé, qui va vous scotcher en moins de temps qu’il n’en faut pour le dire. Lay In The Bed You’ve Made est un peu plus atmosphérique, tout en restant bien speed, avec toujours autant de blast sur la batterie, des mini soli de guitare et des descentes d’arpèges hallucinants. Les variations sur le chant sont une fois encore remarquables, avec des changements chant clair/chant death, qui sont du meilleur effet. Petite variante avec Emergent, qui a une structure plus classique. Ce titre mise tout sur la puissance de la musique et du chant, mais sans en faire des tonnes, ici pas de démonstration technique outre mesure. Du métal brut de décoffrage qui décoiffe, avec quelques belles accélérations rythmiques, tout en gardant des nappes de sons très ambiant en arrière plan. Transformation a une petite influence Pantera, avec plus de breaks et de variations dans le chant, mais tout aussi abrasif. Un titre particulièrement long, qui fonctionne à merveille. Monsters Are Real est très différent, avec son intro toute douce, avant de verser dans un Death-Grind ultra agressif où les guitares sont sur-aigues, pour quelques échappées musicales très courtes et la batterie particulièrement violente, ce titre est rempli de break. L’un des morceaux les plus techniques rythmiquement, qui vous surprendra plus d’une fois en l’écoutant. La douceur de Embrace The Uncertain, avec son intro au piano, avant de partir dans des ambiances plus métal-symphoniques, c’est l’occasion de découvrir une autre facette des compositions de Divinity. Le titre n’en demeure pas moins accrocheur, mais il est cette fois plus entrainant et beaucoup moins agressif que les précédents. Mais la puissance dévastatrice du groupe revient dès Formless Dimension, toutes griffes dehors, le groupe va vous lacérer les tympans comme il se doit. Avec un effet crescendo dans l’utilisation des guitares qui est assez singulier au milieu du titre. Et pour finir, Approaching The Singularity qui alterne partie cataclysmique avec passage atmosphérique. Les guitares y sont largement à l’honneur avec un très long solo très aérien.

Le premier album de Divinity avait fait très bonne impression. Celui-ci enfonce le clou. Divinity est un excellent groupe de métal. En seulement deux productions ils se sont hissés au sommet de leur art.

S’il n’y a qu’un seul album que vous devez écouter, c’est bien celui-ci.



Xavier