Clockwork

Groupe : Angelus Apatrida
Label : Century Media
Année de sortie : 2011



Date de sortie 21.06.2011




Décidement le groupe espagnol Angelus Apatrida reste un clone de Megadeth avec un petit côté Slayer pour la vitesse (un peu comme l’est Krisium pour Metallica). Mais le chant de Guillermo Izquierdo est tellement marqué que je ne peux pas penser à quelqu’un d’autre que Dave Mustane lorsque j’entends un titre d’Angelus Apatrida. Du coup, ça me va bien comme situation, car j’adore Megadeth, qui comme j’ai déjà eu l’occasion de le dire dans mes chroniques, est le groupe (avec Pretty Maids, Motley Crue et quelques autres) qui m’a fait découvrir le métal. Je suis toujours admiratif face à ces trashers fous qui allient violence et techniques à la guitare (Legally Brainwashed). Angelus Apatrida maitrise tout cela à merveille. Alors que demander de plus. D’autant que de leur côté Megadeth est plus en forme que jamais. Autant dire que les fans de Trash doivent être aux anges : du bon vieux Trash vicieux et agressifs avec de bons riffs de guitare portés par un chant médium parfait, que demander de plus ? Plus de titres peut-être, et bien avec Clockwork, vous en avez déjà 13 (sur l’édition limitée). Enfin 11 en réalité, car The Manhattan Project est un intro et que le 13ème (uniquement sur l’édition limitée) est une reprise du Be Quick Or Be Dead d’Iron Maiden. Reste tout de même plus de 45 minutes de titres nouveaux et péchus qui vont vous faire exploser de joie.

Bon d’accord, des titres comme Of Men And Tyrants sont vraiment trop proches de Megadeth pour mériter que l’on s’y arrête, mais Blast Off vaut le détour. Et le petit côté Hardcore, ainsi que le solo sur Clockwork ne sont pas dénués de charme. Et lorsque vous avez une tornade comme Devil Take The Hindmost qui vous arrive dans les oreilles, ça vous retourne la tête en un instant.

Ultra énergique, ce nouvel album d’Angelus Apatrida, enregistré à l’Ultrasound Studios de Braga (Portugal) avec comme producteur Daniel Cardoso. Rien n’a été laissé au hasard.

Pour finir, un mot pour souligner le travail réalisé par Gustavo Sazes (abstrata.net Arch Enemy, Firewind, Sonic Syndicate) sur la pochette de l’album. Cette usine surmontée d’un crane avec des rouage dont la bouche ouvre sur un long couloir tout de rouge éclairé est une belle représentation de la mécanique bien huilée qu’est Angelus Apatrida, avec cette capacité de destruction incommensurable.

Angelus Apatrida n’a rien inventé, mais qu’est-ce qu’ils le font bien.

Xavier