Red White And Blood

Groupe : Generation Kill
Label : Season Of Mist
Année de sortie : 2011



Sortie: 16 septembre 2011



Generation Kill est un groupe qui ne se posent pas plus de questions que nécessaire. Dans un esprit punk-metal-fun-trash… le groupe nous envoie un bon boulet musical entre les oreilles avec leur Red White and Blood.

Après une courte phase d’intro toute calme le titre Hate aux sonorités punkisantes vous saute à la gorge. Tout à fond, c’est bien le maître mot de l’album. Et encore, ce n’est rien par rapport au hargneux Red White and Blood qui possède un riff de guitare ultra basique, mais sacrément efficace. Avec au milieu une parodie des chants militaires américains qui en concert va être de toute beauté si le public joue le jeu et donne de la voix. La rage monte encore d’un cran avec Feast for the Wolves, violent, rapide, vous en prenez plein la tête sans rien pouvoir faire. Heureusement, les breaks vous permettent de respirer quelques instants, avant de vous retrouver une nouvelle fois la tête dans le sac. A noter la présence de quelques soli de guitare intéressants sur la fin du titre. Vous souhaitez reprendre vos esprits après cela, Self Medicating va vous le permettre. Ce titre instrumental sur les 2 premières minutes ne manquera pas de vous surprendre par ses paroles : la ligne de chant fait penser à une version de Oups I did it again de Britney Spears sous valium, mais avec une voix qui pourrait sortir de la gorge d’un homme rongé par le regret qui finit dans une pièce matelassée, entravé dans une belle tenue blanche. Cette violence vocale tranche par rapport à la douceur des parties musicales d’into et outro (à la guitare acoustique). Ces parties font d’ailleurs penser à des titres de Metallica ou Slayer. Un titre surprenant et très intéressant. Depraved Indifference relance la machine, avec le retour des grosses guitares et du chant hurlé à en faire décoller les poumons de Rob Dukes. Ambiance BeatDown sur Slow Burn, le chant presque parlé est très en avant. Section 8 est un intermède quelque peu effrayant avec ce rire de fou qui tourne en boucle. Walking Dead donne une place prépondérante à la musique. Ambiance pluvieuse pour Dark Days, qui est la ballade de l’album. Let Me Die renoue avec les gros riffs de metal façon Hard-Core.

Et pour conclure l’album, quoi de mieux qu’une petite reprise du titre Wish de Nine Inch Nails. Je suis agréablement surpris par cette cover-song. Car Generation Kill n’en fait pas des tonnes. Respectant la partition, tout est en place. La voix est la seule partie qui dénote un peu par rapport à l’original. Les guitares sont un peu moins trafiquées et la batterie claque un peu moins. Mais l’ambiance est là et le côté déjanté également. Une bonne surprise en somme.

Generation Kill s’est visiblement bien amusé en réalisant cet album. Vous prendrez beaucoup de plaisir en l’écoutant. Et même si c’est l’agressivité qui prédomine sur Red White and Blood, le groupe n’est pas dénué de sensibilité. Car si vous écoutez en détail chaque composition, vous découvrirez une myriade de petites subtilités qui enrichissent la mélodie principale qui possède la légèreté d’un bulldozer.

Tout à fond, il n’y a que comme ça que pour devez écouter Red White and Blood





Xavier