Mammal

Groupe : Altar Of Plagues
Label : Candlelight
Année de sortie : 2011



Sortie: 24/04/2011



Vous pourriez être surpris par une chose en découvrant Mammal, le nouvel album d’Altar of Plagues : il n’y a que 4 titres. Mais comme chaque titre est très long, vous vous retrouvez au final avec 50 minutes de Black Metal. Voici la tracklist : 1- Neptune is Dead (18’44), 2-Feature and Bone (11’42), 3- When the Sun Drowns in the Ocean (8’18), 4- All Life Converges to Some Center (13’15).



Dans ce nouvel album d’Altarg of Plagues, vous allez être comme envoûté. Car leur Black Metal a un côté que l’on pourrait qualifier de chamanique ou d’ancestral. Cela vient très certainement des instruments qui ont été construits par le groupe lui-même en utilisant des matières telles que l’os, le verre, le bois etc. De plus la volonté de Dave Condon était d’avoir le plus d’authenticité possible. Raison pour laquelle il n’a pas effectué de trop nombreuses prises, qui risquaient de lui faire perdre toute spontanéité.



Quand au thème de l’album, il est très simple et en même temps très vaste : La mort. Cela explique la pochette très fantomatique.



Avec une musique très consistante où s’enchevêtrent les multiples instruments et une voix très distante, Mammal vous marquera. Les titres sont remplis de breaks en raison de leur longueur. Mais ces ruptures se produisent comme des glissements d’une mélodie à l’autre. Comme si vous passiez sans véritablement vous rendre compte de l’une à l’autre.



Rythmiquement soutenu, le Black Metal d’Altar of Plagues n’en est pas moins planant et lancinant sur certaines parties, ce qui donne une drôle d’impression. Car sur « Neptune is Dead » et « Feather and Bone » leur son est massif de part la multiplication des instruments employés, mais en même temps relativement atmosphérique.



Vous aurez également quelques surprises, comme l’intro de « When the Sun Drowns in the Ocean » a cappella. Ensuite vous aurez quelques sons qui résonnent à droite et à gauche, mais sans véritable construction. Et cela dure jusqu’à la moitié du titre environ. Plus le rythme s’accélère, la batterie est plus présente, les guitares arrivent, mais les bruits persistent. Et sur l’outro, un nouveau chant a cappella reprend, à la façon d’un rituel. Ce titre est des plus surprenants, comme s’il s’agissait d’une bande originale de film, plus que d’un véritable morceau.



Mammal est une expérience sensorielle complète. Eteignez les lumières, fermez les yeux et écoutez.



Xavier