The Renegades

Groupe : Yashin
Label : Sony Music
Année de sortie : 2016


Date de sortie : 26/02/2016


Les écossais de Yashin ont du coffre!
Si vous ne connaissez pas encore ce groupe de metal core moderne, il est grand temps de vous pencher sur leurs compositions.

Pour faire un résumé caricatural, Yashin est un groupe dans la veine de "Avenged Sevenfold", "Betraying the Martyrs" etc.
Vous avez une base HardCore bien agressive, avec un chant braillé, tout en gardant des messages mélodiques, des beat downs et des samples.
Le résultat est très percutant.

Le titre d'introduction "Spreading This Disease" est un bel exemple. Tout commence en douceur façon vieux vinyl qui craque, petite musique douce, chant clair façon ballade, puis les guitare et la batterie arrivent, la voix prend de l'ampleur, pour devenir un cri de plus en plus guttural et les décibels se lâchent sur les 15 dernières secondes.
Vous avez eu un condensé de ce qui vous attend par la suite.

Vous pouvez enchaîner avec "The beginning of the End" qui envoie bien fort, avec une batterie trigger qui claque, des beat downs bien lourds ou au contraire très aériens. Un titre aux multiples contrastes, avec un rythme virevoltant.
La même énergie est déployée pour le titre "Dorothy Gale" avec Itch en invité.
"D.E.A.D" est un vrai tourbillon, avec ces modulations sur la voix. Le titre possède un tempo plus rapide. Les guitares y semblent plus appuyées. Et lorsque vous vous dites que le morceau ne variera pas d'un iota, arrive un gros break avec un blanc d'une seconde.

Yashin est toujours là pour vous surprendre. Rien ne doit être écrit d'avance. Avec un véritable appel au secours pour les paroles, bien que les textes puissent avoir de multiples interprétations.

"The Renegades", qui donne sont nom à l'album est plus classique, plus accessible (façon de parler), avec un refrain qui est calibré pour la scène. Vous pouvez déjà imaginer le public reprendre en coeur les "oh yeah oh we are the Renegades we are the Renegades oh yeah oh"

Le jeu est un peu calmé avec "Vultures". Sans pour autant tomber dans la ballade, soyez rassuré, mais il y a plus de chant clair cette fois, pour ce titre aux paroles froides.

"Mocking bird" constitue un intermède atmosphérique, une sorte de mini ballade avec l'adjonction d'un chant féminin, pour ce titre d'1 min 56.
Vous voilà bien reposé? La machine repart avec "Stockholm Sinner" : tout à fond, vous avez intérêt à suivre le rythme, sinon gare à vous, vivement de vivre un bon moshpit sur ce titre.

Retour d'un peu plus de mélodie sur "Long Live Salvation" pour ce morceau qui possède un rythme bien martelé. Tous les instruments sont à l'unisson ici, pour vous défoncer les tympans dans la joie et la bonne humeur.

On remet une couche d'agressivité sur "Dead Spells", un titre très accrocheur qui ne manquera pas de vous interpeller.

Une petite histoire d'embrouille avec une fille avec "Play me". Rien n'est simple à vivre. Alors autant extérioriser en braillant cette chanson à gorge déployée. Un refrain accrocheur, sur un mid-tempo parfait, avec un mini solo de guitare sur les dernières secondes du morceau.

Et pour finir une ballade avec "Circle te Sun". Un final en douceur, comme si toute l'énergie du groupe avait été dépensée dans les titres précédents.

The Renegades fera plaisir à tous les fans de harcore moderne.

Xavier

Pour écouter notre interview du groupe: lien ici