Through The Hosts

Groupe : Metropolis Child
Label : Autoproduction
Année de sortie : 2017



Date de sortie : 28/10/2017


Le groupe Metropolis Child nous avait préparé une belle surprise pour la Release Party de leur nouvel album Through The Hosts (Lien live report + interview ). Le quintet avait fait le pari de ne rien laisser filtrer avant ce concert. L’album a été proposé à la fin de la soirée. Nous pouvions désormais, nous aussi devenir les hôtes de Child.
La composition de Through The Hosts s’est faite en parallèle de l’écriture d’un roman par Jyhell (guitare), pour en savoir plus sur le livre, qui est indépendant et complémentaire de l’album, vous pouvez lire notre chronique ici .

Avec 9 titres pour 1h08 de musique, le groupe a fait les choses en grand. Leur métal progressif (mais attention ce n’est pas du heavy démonstratif et pénible, loin de là) est d’une richesse incroyable.

J’avais déjà été bluffé par le rendu en live lors de la release party.
Pouvoir écouter l’album, s’en imprégner, le décortiquer à l’envie est un vrai plaisir.
La musique de Metropolis Child est d’une telle richesse.
Sans examiner à la loupe tous les titres, car je vous laisse cette agréable tache, je peux tout de même vous préciser que le premier titre (9 minutes 59) Three Tales of The Trip, est la meilleure entrée en matière qui soit. Avec plusieurs niveaux de chants, pour l’incarnation des différents personnages, ici Baltor, Child et TJOTS, les ambiances sont à chaque fois très marquées même à l’intérieur d’un même titre. Commencer avec une grosse voix gutturale bien Trash-Death et finir sur une guitare acoustique, il fallait oser.
Surtout avec l’enchaînement sur Upstream, avec en fond quelques bruitages qui est plus tranquilles, qui nous présentent John. Ici, l’ambiance est plus classique, avec moins de relief sur la voix. C’est l’occasion de vous pencher sur la musique d’avantage, avec des riffs de guitare et des solis bien sentis, quelques notes de basses qui s’échappent par ci par là. Et ainsi de suite, pendant 6 minutes 30.
La progression des mélodies des titres de cet album est à saluer, car les titres se suivent et ne se ressemblent pas. Il y a toujours une évolution, avec plus ou moins de contraste. Comme sur The Theater, qui alterne les parties très douces façon balade, pour exploser, quelques mesures (surtout sur le chant), avant de partir sur des ambiances syncopées, avec une voix bien Death-Metal, puis repartir en chant clair. Etc.

La musique de Metropolis Child varie incroyablement. A chaque écoute vous tomberez sur une nouvelle pépite.
Comme si vous découvriez une nouvelle facette de la personnalité des titres à chaque écoute.
J’apprécie l’énergie du titre Hell’s Next Door, avec ce patern de batterie, les gros riffs de guitare qui partent dans des arpèges rapides et enlevés, puis dans une série de breaks bien appuyés. Pour ensuite entendre la musique s’élever de nouveau.

Through The Hosts est un album kaléidoscopique qui va vous emmener très loin, mais jamais trop loin. Metropolis Child a poussé jusqu’au bout son concept pour notre plus grande satisfaction.
Je vous invite à écouter leur album sans a priori, sans idée préconçue. Vous en sortirez émerveillés et vous garderez en mémoire un peu de la vie de Child.

Bon voyage.

Xavier